BRUNCH-CONCERT DU QUATUOR À CORDES LEONIS
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    Le Quatuor à cordes Leonis - @ Patrick Berger
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    Le Quatuor à cordes Leonis - @ Patrick Berger

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    Le Quatuor à cordes Leonis - @ DR
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    Le Quatuor à cordes Leonis - @ DR

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Le Quatuor à cordes Leonis - Guillaume Antonini et Sébastien Richaud (violons), Alphonse Dervieux (alto), Julien Decoin (violoncelle) - se produit dans de nombreux festivals et salles de concert tant en France qu’à l’étranger. En résidence à l’Aquarium, il proposera des brunch-concerts dominicaux en écho aux spectacles joués à la suite.


dimanche 5 février (
brunch à 12h / concert à 13h)

SchumannBeethoven



Quatuor op 41 N°1 de  Schumann 

L’opus 41 de Schumann est composé de trois quatuors à cordes écrits en un temps record – deux mois, en juin et juillet 1842 – par Schumann par amour pour sa femme, Clara. Malgré la gravité et les tendances dramatisantes de certains passages, ces trois quatuors sont tous exceptionnellement lumineux. Schumann y déploie un kaléidoscope d’états d’âme et de scènes domestiques, de l’effusion à la bouderie, du recueillement à l’euphorie. Du premier quatuor au troisième, Schumann innove toujours plus, libère la forme, ramifie l’écheveau de lignes, avant d’estimer sa réussite définitive, et de ne plus y revenir.

Le quatuor n°1 de l’opus 41 (1842) en la mineur s’ouvre sur une lente et lugubre introduction en contrepoint. Le corps principal est une longue sonate construite selon les règles classiques. On y trouve des thèmes multiples, un développement renforcé, et une tendance au contrepoint qui suggère la familiarité intime de Schumann avec Bach. Le scherzo qui suit rappelle Mendelssohn. Le trio moyen, en revanche, dégage une langueur suave et chromatique évoquant Mozart. L’adagio divin justifie à lui seul le succès de Schumann. Là encore, le fantôme de Beethoven se tient à portée de la main et une déclaration dramatique rappelle l’angoisse romantique de Schubert. L’écriture de cette partie est souple et dévastatrice. Et c’est dans les plis quasiment saints de cette mélancolie élégamment ondulante que l’errance de Wagner, Brahms et Schoenberg transparaît remarquablement. Plein de fanfaronnade et de célébration dans une écriture riche, presque orchestral, le finale suit une tendance dans les mouvements de fermeture de Schumann. Des indices d’autres voix apparaissent à nouveau, en particulier les rythmes entrainant de Mendelssohn et le bourdonnement pastoral de la sixième symphonie de Beethoven. Pendant un moment, une musette antique et brumeuse arrête tout mouvement, savourant une simplicité d’or à la manière austère et rustique des derniers quatuors de Beethoven. Enfin, la force se réveille et se relève vers une conclusion aux proportions épiques.

Robert Schumann (1810 - 1856) fait partie de la première génération des romantiques. Issu d’une famille d’érudits, il réhabilite la poésie en musique qu’il soutient par une écriture originale et symphonique, nécessitant une virtuosité accomplie. Son langage caractéristique se dégage des structures classiques. Après avoir privilégié le piano, aussi bien en tant qu’interprète que compositeur, Schumann choisit d’aborder en 1842, à 31 ans, l’exercice difficile de la musique de chambre.



Quatuor op 18 N°4 de  Beethoven 

L’opus 18 de Beethoven est composé de six quatuors à cordes écrits par Beethoven pour le prince Lobkowitz entre 1798 et 1800. Par la diversité des formes, ils témoignent déjà d’une inventivité stupéfiante et d’une force expressive sans équivalent. À travers ces créations se découvre une nouvelle image du classicisme où les fulgurances de la pensée de Beethoven et ses tendances expérimentales fécondent les acquis de la tradition.

Le Quatuor op.18 n° 4 (1800) est le dernier des 6 quatuors du recueil dans l’ordre de composition. Placé par la suite en n°4, il est l’unique quatuor de l’opus écrit en ut mineur, tonalité privilégiée de l’esthétique dramatisante de Beethoven. Il présente la singularité rare de ne pas posséder de véritable mouvement lent. Le centre de l’œuvre est formé de deux mouvements où Beethoven s’ingénie à déstabiliser les appuis naturels, tout en recherchant une certaine qualité de timbre. L’Allegro initial frappe par l’ampleur inusuelle et l’intensité dramatique de son 1er thème ainsi que par l’épaisseur, pré-brahmsienne de la pâte sonore des textures, y compris pour accompagner le deuxième thème d’un lyrisme fiévreux. Beethoven y adopte aussi un ton quasi pathétique et montre un élan et une pugnacité sans précédent. Le rondo final répond au 1er mouvement et en complète la charge dramatique en jouant sur le paramètre vitesse dont l’effet culmine dans l’emportement de la coda Prestissimo au parfum magyare.

Ludwig van Beethoven (1770 - 1827), grand compositeur allemand, a marqué l’histoire de la musique. S’affranchissant des règles classiques, il a ouvert de nouvelles perspectives dans la composition musicale et a jeté les bases du romantisme. Son tempérament fougueux, son don pour l’improvisation et son incroyable capacité à composer alors qu’il avait perdu l’ouïe en ont fait un personnage de légende. Beethoven a ouvert la voie à la génération romantique : Schumann, Chopin, Liszt, Mendelssohn... 




8€ ou 5€ (si vous assistez au spectacle qui suit, le dimanche), le brunch 12€ en sus


/ Identité du Théâtre de l'Aquarium (affiches et tracts) : © Pascal Colrat pascalcolrat.fr / Site internet : © Tada machine tadamachine.com