Original d’après une copie perdue

Jeudi 27, vendredi 28 et samedi 29 août 2020 à 20h I Durée 2h (environ)
Entrée libre ! Réservation obligatoire en cliquant ici. Vous pouvez aussi réserver par téléphone au 01 43 74 99 61.
Attention, les places sont limitées à 80 spectateurs par soir.

Conception
Samuel Achache, Marion Bois et Antonin-Tri Hoang

Avec
Samuel Achache, Pierre-Antoine Badaroux, Benoît Bonnemaison-Fitte, Pierre Borel, Lionel Dray, Anne-Lise Heimburger, Myrtille Hetzel, Antonin-Tri Hoang, Clémence Jeanguillaume, Léa Lanöe, Léo-Antonin Lutinier, Sarah Margaine, Agathe Peyrat, Eve Risser, Marie Salvat, Julien Villa, Lawrence Williams

et l'équipe technique Estelle Cerisier, Sarah Jacquemot Fiumani, Serge Ugolini

Il existe, le saviez-vous, une œuvre musicale dont on trouve des traces depuis l’épisode biblique de la Bataille de Jéricho. Certains commentateurs comme Isaac Bilkner ou Scholem Assaraff affirment que les sons produits par les trompettes n’étaient pas qu’un bruit suffisamment puissant pour détruire les murailles de la ville, mais bien une suite de notes harmonisées.
Si on ne peut saisir cette musique nulle part on la retrouve partout, dans une multitude d’œuvres scientifiques ou artistiques depuis cette période jusqu’à nos jours.
On la trouve notamment dans une peinture de Grüder (1575-1628) à Rotterdam – La musique des chambres – qui représente un salon musical de la fin de la Renaissance en Hollande, où l’on peut déchiffrer au fond du tableau, posée sur un lutrin, une partition sur laquelle est partiellement inscrite cette mélodie, mais cette fois-ci sous forme de polyphonie vocale accompagnée d’un continuo. Guillermo Florán l’évoque à plusieurs reprises dans son Désespoir d’une topographie manquée (1899) et elle devait être également le thème central de la bande originale de ce film hollywoodien muet et médiocre de Bill Surnam – Retour à l’écurie (1920).
Les évocations de cette œuvre ne sont pas moins nombreuses dans le domaine des sciences, particulièrement chez des savants du XVIIème siècle tels qu’Athanasius Kircher, qui conçut l’appareil Arca Musarithmica, afin de la reproduire, ou encore Harold Gallus, qui fut le premier à la définir comme un requiem.

C’est dans cette musique, son histoire et les œuvres qu’elle a traversées, que nous voulons nous engouffrer et envahir le Théâtre de l’Aquarium et ses abords. Avec un groupe d’une vingtaine de personnes (acteurs, musiciens, costumiers, techniciens, éclairagistes), nous inventerons une sorte de cartographie, un chemin, un parcours dans cette énigme en créant des formes qui s’emparent des œuvres qui ont côtoyé cette musique ancestrale. Il s’agira pour le public de déambuler et d’explorer ces créations (installations sonores, conférences, concerts inachevés, film reconstitué, performance, pièce de théâtre, opéra miniature etc.) pour tenter de comprendre ou de percevoir cette musique inouïe.

la vie brève

© Bun Jun Fri
© Bun Jun Fri